Gouvernance

Association loi 1901 déclarée d’intérêt général, The Shift Project est dirigé par un Conseil d’administration, au sein duquel sont représentées des entreprises membres, et par un Bureau. Au quotidien, le Shift est géré par le directeur et son équipe, qui bénéficient des conseils du Comité des experts. Une fois par an, l’Assemblée générale permet à tous les financeurs, au-delà des décisions statutaires, de suivre les activités du think tank et de fixer les priorités pour les années à venir.

Le Conseil d'administrationLe Comité des expertsLes entreprises membresComptes et statutsFAQ

Le Conseil d’administration est composé de représentants des entreprises membres, ainsi que de personnes en leur nom propre. Il se réunit au moins deux fois par an, contrôle le travail opérationnel du Shift et peut être amené à préciser les grands principes du fonctionnement de l’association. Certains mécènes y sont invités en tant qu’observateurs. Le Bureau gère les affaires courantes avec le directeur et son équipe.

Jean-Marc Jancovici

Président

Jean-Marc Jancovici est l’auteur et développeur principal du Bilan Carbone. Polytechnicien (X81) et professeur à Mines Paris Tech depuis 2009, il a fondé Carbone 4, cabinet de conseil en stratégie carbone, aux côtés de l’économiste Alain Grandjean. Il est le rédacteur du site de vulgarisation sur l’énergie et le changement climatique jancovici.com (anciennement manicore.com) et l’auteur de nombreux ouvrages sur l’énergie et le changement climatique. Il est nommé en 2018 parmi les 13 membres du Haut Conseil pour l’action climatique, créé auprès du Premier Ministre.

Geneviève Férone-Creuzet

Vice-présidente

Geneviève Férone-Creuzet est docteure en droit international économique et a travaillé pour AIE, l’OCDE et le HCR. Présidente du bureau d’études Casabee et associée fondatrice du cabinet Prophil, elle a aussi fondé l’ARESE, première agence française de notation sociale et environnementale sur les entreprises cotées. Elle a dirigé l’agence Core Ratings puis été membre du comité exécutif d’Eiffage et directrice développement durable de Véolia Environnement. Vice-présidente de la FNH, elle est l’auteure de nombreux ouvrages sur l’économie et l’environnement.

Michel Lepetit

Vice-président et Trésorier

Michel Lepetit est administrateur indépendant dans le secteur de l’assurance vie et des télécoms. Polytechnicien (X81) et ancien dirigeant des groupes Compagnie bancaire, Crédit local de France, Caisse d’Epargne et AXA (1987 à 2009), il est aussi chercheur en histoire économique au LIED et dirige la société Global Warning. Au sein du Shift, il pilote l’Observatoire 173 et travaille sur la notation du risque souverain, la rénovation énergétique des bâtiments publics, l’analyse des scénarios énergétiques mondiaux, et l’analyse du risque climat.

André-Jean Guérin

Administrateur

André-Jean Guérin est un ancien haut-fonctionnaire du ministère de l’environnement. Polytechnicien (X69) et ingénieur général des eaux, des ponts et forêts, il a été directeur de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme (1991-2000) dont il est actuellement le trésorier, et conseiller au CESE (2010-2015). Il est aussi membre de l’Académie de l’Agriculture, président de l’association A Tree For You et auteur du blog Sentiers – Entre deux. Compagnon de route historique du think tank, il a participé au pilotage du travail sur le Manifeste pour décarboner l’Europe avant de devenir administrateur du Shift en 2016.

Sylvain de Forges

Administrateur

Sylvain de Forges est un ancien directeur général de l’Agence France Trésor (2000-2003). Polytechnicien (X74) et diplômé de l’ENA, il a été Directeur Général délégué finances, stratégie et prospectives d’AG2R la Mondiale (2010-2016) après un passage chez Véolia Environnement. Il préside le Conseil de surveillance de Spread Research, agence de notation financière et extra-financière spécialisée sur les PME et ETI. Administrateur du Shift depuis 2016, il a souhaité s’investir d’abord dans le Manifeste pour décarboner l’Europe.

Laurent Morel

Administrateur

Laurent Morel est diplômé de Centrale Paris. Dirigeant d’entreprises (automobile, véhicules industriels, immobilier, financement) il a notamment été Président du directoire du groupe Klépierre (2009-2016) avant de devenir associé du cabinet de conseil Carbone 4 en 2017. Il est aussi membre de la Fondation Palladio et président de l’Institut Français pour la performance du bâtiment (IFPEB) Administrateur du Shift depuis 2016, il co-pilote avec Michel Lepetit un travail sur la notation du risque climat.

Fabrice Bonnifet

Administrateur Bouygues

Fabrice Bonnifet est Directeur développement durable & QSE de Bouygues SA depuis 2007. Diplômé du Conservatoire national des Arts & Métiers, il enseigne dans plusieurs universités et écoles. Co-auteur de l’ouvrage Qualité, Sécurité, Environnement, construire un système de management intégré, AFNOR, 2009, il est administrateur de l’AFQP (Association France Qualité Performance). Il est depuis 2016 le Président du Collège des Directeurs du développement durable (C3D).

Christian Dubost

Administrateur
SNCF

Christian Dubost, polytechnicien (X79) et ingénieur général des mines, est un ancien haut fonctionnaire au ministère de l’Industrie. Après avoir assuré le secrétariat général du Conseil économique et social régional PACA, il a rejoint le monde ferroviaire en 1999. D’abord directeur régional Languedoc-Roussillon, puis Midi-Pyrénées de Réseau ferré de France, il est désormais Directeur du développement durable du groupe SNCF.

André Broto

Administrateur
Vinci Autoroutes

André Broto est polytechnicien (X69) et ingénieur civil des ponts et chaussées, il est entré chez Cofiroute en 1990 après 17 ans passés chez GTM, consacrés à la construction de ports et de centrales nucléaires. Il était directeur de la construction (A86 et réseau interurbain) depuis 1995. Directeur général adjoint, chargé de la construction et de la prospective chez Cofiroute entre 2008 et 2011, il est maintenant Conseiller du Président de Vinci Autoroutes.

Dorothée Bernier

Observatrice
Thalys

Dorothée Bernier est Directrice RSE de Thalys depuis 2011. Diplômée de l’École de Management de Lyon, elle est chargée de la définition et de la mise en place de la politique de développement durable du groupe. Elle a notamment piloté l’engagement de ² dans les Science Based Targets.

Cédric Lewandowski

Administrateur
Électricité de France

Cédric Lewandowski est Directeur exécutif chargé de la Direction innovation, stratégie et programmation et membre du Comité exécutif du groupe EDF. Diplômé de Sciences Po et titulaire d’un DEA de géopolitique, il a occupé diverses fonctions de direction à EDF puis a été directeur du cabinet civil et militaire du ministre de la Défense de 2012 à 2017.

Jérôme Lesne

Administrateur
Spie

Jérôme Lesne est diplômé de l’Université Paris Sud en biomécanique et psychologie du mouvement. D’abord responsable Ergonomie puis Directeur Hygiène Sécurité (HSE) chez l’équipementier automobile Faurecia, il devient Directeur Hygiène Sécurité Environnement dans l’industrie éolienne (Alstom Wind) puis dans le secteur de l’énergie hydraulique (General Electrics Hydro Europe). Il rejoint le groupe SPIE en 2017 au poste de Directeur Développement Durable du groupe.

Dirk De Meulder

Administrateur
Saint-Gobain

Dirk De Meulder est ingénieur civil, diplômé de l’Université de Louvain-La-Neuve en Belgique. Il débute sa carrière dans le Groupe Saint-Gobain au sein de l’activité Vitrage en Belgique avant de rejoindre ISOVER aux Pays-Bas en 1990, où il devient Directeur de l’usine d’Etten-Leur. En 1997, il part en Pologne pour prendre la Direction Générale d’ISOVER pendant quatre ans. Il occupe ensuite différentes responsabilités dans l’activité Conditionnement du Groupe, dont celle de Vice-Président de la filiale allemande. En 2009, il rejoint ISOVER en Suède et au Danemark en tant que Directeur Général.

Pierre-Olivier Boyer

Administrateur
Vicat

Pierre-Olivier Boyer est diplômé de l’École du commissariat de la marine et en sciences économiques. D’abord commissaire dans la Marine Marchande, il rejoint en 2001 le Groupe Vicat comme Directeur des relations humaines et a présidé le “Pôle innovations constructives” de la Région Rhône-Alpes. Il est depuis 2012 Directeur des partenariats stratégiques du groupe.

Gaëtan Fouilhoux

Administrateur
Rockwool

Gaëtan Fouilhoux est responsable des Relations Institutionnelles de ROCKWOOL France, leader des matériaux et systèmes d’isolation en laine de roche. Diplômé en droit public et en sciences sociales, il préside le Groupement Technique Français contre l’Incendie (GTFI), syndicat professionnel des industriels, distributeurs et entreprises de mise en œuvre des produits de protection passive contre l’incendie. Dans le secteur du bâtiment depuis plus de 25 ans, il a notamment dirigé le Service des Affaires Techniques et Professionnelles de la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB).

Le Comité des Experts est le garant de l’esprit de rigueur scientifique qui caractérise le Shift. Il est composé d’experts des domaines de l’énergie, des sciences du climat, de l’économie et des sciences humaines et sociales. Il se réunit tous les ans pour faire le point sur les projets en cours et pour proposer des experts dans les domaines de compétence concernés. Le rôle du Comité des Experts est de s’assurer que les groupes de travail disposent d’une matière première scientifique de qualité optimale pour mener à bien leurs travaux. Il n’intervient pas dans la validation finale de ces travaux, mais peut s’auto-saisir d’un sujet.

Mathieu Arnoux

Membre

Historien, Mathieu Arnoux est Professeur d’histoire médiévale à l’Université Paris-Diderot et Directeur d’études à l’EHESS, il enseigne l’histoire du travail, de l’économie et de la technologie dans l’Europe pré-industrielle. Ses principaux sujets de recherche sont la technologie (fer et productions textiles), la croissance agraire et les crises, les ressources et l’offre en énergies renouvelables. Directeur du LIED (Laboratoire Interdisciplinaire des Énergies de Demain), il a notamment publié en 2012 chez Albin Michel « Le temps des laboureurs : travail, ordre social et croissance en Europe (XIe-XIVe siècle) ».

 

Pierre-René Bauquis

Membre

Spécialiste des hydrocarbures, Pierre-René Bauquis est diplômé de l’ENSG (École Nationale Supérieure de Géologie) de Nancy et de l’ENSPM (École Nationale Supérieure du Pétrole et des Moteurs). Après cinq années passées à l’IFP (Institut Français du Pétrole) comme ingénieur économiste et comme enseignant, il a travaillé 30 années au sein du groupe Total. Outre vingt années de responsabilités dans le domaine du gaz naturel, Pierre-René Bauquis a été successivement Directeur Mer du Nord, Directeur stratégie et planification du groupe, puis Directeur gaz électricité charbon. Conseiller auprès du Président du groupe Total Thierry Desmarest de 1995 à fin 2001, il est actuellement professeur associé à l’IFP School et professeur auprès de l’Association TPA (Total Professeurs Associés). Il est l’auteur de nombreux livres sur l’énergie, et le pétrole en particulier, le dernier étant « Le pétrole : quelles réserves, quelles productions et à quel prix ? » (Dunod, 2017).

Dominique Dron

Membre

Haute-fonctionnaire, ingénieure générale des Mines, Dominique Dron est membre permanente du Conseil Général de l’Économie. Diplômée de l’École Normale Supérieure en biologie-géologie et agrégée de sciences naturelles, elle a aussi fondé et dirigé la Chaire “Nouvelles stratégies énergétiques” à Mines ParisTech. Ancienne directrice du programme déchets de l’ADEME puis de la Cellule de Prospective et Stratégie du ministère de l’Environnement, conseillère spéciale de Jean-Louis Borloo chargée du Grenelle de l’environnement puis Directrice générale déléguée de l’Ifremer, elle a aussi été Commissaire générale au développement durable. Elle a publié de nombreux ouvrages et articles sur les questions environnementales, et leurs enjeux pour l’avenir, notamment financiers.

Ivar Ekeland

Membre

Mathématicien et économiste, Ivar Ekeland est ancien élève de l’École Normale Supérieure (ENS). Il a enseigné les mathématiques, la finance et l’économie à l’Université Paris-Dauphine, à l’École polytechnique, à l’ENS, à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, et à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) à Vancouver, ainsi que dans de nombreuses universités dans le monde comme professeur ou conférencier invité. Il a été président de l’Université Paris-Dauphine, président du Conseil Scientifique de l’ENS, directeur du Pacific Institute for the Mathematical Sciences (PIMS). Il est aussi membre de la Société Royale du Canada, et membre étranger des Académies des Sciences de Norvège, de Palestine et d’Autriche. Ses travaux scientifiques portent notamment sur la dynamique, la géométrie et les problèmes mathématiques liés à l’économie et à la finance . Il a publié deux cents articles scientifiques et une douzaine de livres, dont les derniers sont « Le syndrome de la grenouille : l’économie et le climat » (Odile Jacob, 2015) et, avec Étienne Lécroart, la bande dessinée « Le hasard, une approche mathématique » (Éditions du Lombard, 2016).

 

Gaël Giraud

Membre

Gaël Giraud est le Chef économiste de l’Agence Française de Développement. Ses travaux au CNRS, où il est directeur de recherches, portent sur les mesures alternatives du développement, la théorie de l’équilibre général, la théorie des jeux, la finance et les questions énergétiques. Au sein du programme CODEV (Essec), il a participé à de nombreuses enquêtes de terrain (Nigéria, Indonésie, Inde…) destinées à la construction d’un indicateur mesurant la qualité du tissu social comme indice de la qualité du développement. Il est le coordinateur scientifique de l’équipe de recherche « Riskergy » sur le risque énergétique et la dette souveraine et membre du Comité scientifique du « Laboratoire d’Excellence » consacré à la réglementation financière (LabEx ReFi). Il a fait partie du Comité des experts pour le débat national sur la Transition Energétique auprès du gouvernement français. Il préside la chaire « Energie et prospérité » à l’Institut Louis Bachelier. Il est également membre de l’ONG européenne Finance Watch et de la Fondation Nicolas Hulot.

Alain Grandjean

Membre

Alain Grandjean est diplômé de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole Nationale Supérieure de la Statistique et de l’Administration Economique, et docteur en économie de l’environnement. Co-fondateur et associé de Carbone 4, cabinet de conseil en  stratégie carbone, il est expert et conférencier sur la thématique climat-énergie, avec une focalisation particulière sur les aspects économiques et financiers. Il est membre du comité scientifique de la Fondation Nicolas Hulot et du conseil économique pour le développement durable auprès du ministre de l’Ecologie, de l’Energie et du Développement durable. En 2013, il a présidé le comité des experts du débat national sur la transition énergétique. Auparavant, il a été membre de la commission Rocard sur la taxe carbone. En juin 2015, il a remis avec Pascal Canfin au président de la République le rapport “Mobiliser les financements pour le climat – Une feuille de route pour financer une économie décarbonée”. Il est nommé en 2018 parmi les 13 membres du Haut Conseil pour l’action climatique, créé auprès du Premier Ministre.

Sylvestre Huet

Membre

Diplômé en histoire de l’Université Paris Panthéon-Sorbonne, Sylvestre Huet est journaliste spécialisé dans l’information scientifique depuis 1986. Journaliste à Libération de 1995 à 2016, il a présidé l’Association des Journalistes Scientifiques de la Presse d’Information de 2012 à 2013. Auteur du blog {sciences²} hébergé sur Libération.fr, puis sur LeMonde.fr, il est l’auteur de nombreux ouvrages dont récemment « Les dessous de la cacophonie climatique » (La ville brûle, 2015), « Fessenheim, l’invisible et le visible » (Loco, 2017) et dirige aux éditions « La ville brûle » la collection 360 qui édite des livres de sciences.

Félix Lallemand

Secrétaire

Félix Lallemand est doctorant en écologie au Muséum National d’Histoire Naturelle. Ses travaux portent sur l’évolution des interactions symbiotiques entre plantes et champignons. Agrégé de Sciences de la Vie et de la Terre, il s’intéresse plus largement à la place du vivant dans la transition carbone : agriculture, alimentation, utilisation des terres et de la biomasse, rôle de la biosphère dans le cycle du carbone, biodiversité… Au Muséum, il accueille également des enseignants du secondaire et des élèves pour des formations sur les enjeux environnementaux. Il assure le secrétariat du Comité des Experts du Shift.

Hervé Le Treut

Membre

Climatologue, diplômé de l’École Normale Supérieure (ENS), Hervé Le Treut est l’auteur d’une thèse sur la modélisation des nuages dans le système climatique. Membre de l’Académie des Sciences, il est directeur de recherche au CNRS. Il dirige l’Institut Pierre Simon Laplace (IPSL), qui est dédié à l’étude du « Système Terre » dans sa globalité (évolutions du climat, de l’effet de serre et de la couche d’ozone ; pollution de l’air et des océans) et des environnements d’autres planètes du système solaire. Il est professeur de mécanique à l’École Polytechnique, de dynamique du climat à l’ENS et de sciences du climat à Sciences-Po Paris. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le climat et a récemment dirigé l’ouvrage collectif « Les impacts du changement climatique en Aquitaine » (Presses Universitaires de Bordeaux, 2013).

Sandrine Maljean-Dubois

Membre

Spécialiste du droit international de l’environnement, Sandrine Maljean-Dubois est Directrice de recherche au CNRS au sein du laboratoire de Droit International, Comparé et Européen (DICE) qu’elle dirige. Elle enseigne le droit international de l’environnement à Aix-Marseille Université. Membre de la commission environnement du Club des Juristes, elle a participé activement au projet de Pacte mondial pour l’environnement. Elle a notamment publié « Quel droit pour l’environnement ? » (Hachette Supérieur, 2008) et « La diplomatie climatique de Rio 1992 à Paris 2015 » (Éditions A. Pedone, 2015) avec Matthieu Wemaëre.

Mireille Martini

Membre

Spécialiste de la finance, Mireille Martini est responsable de recherche et de plaidoyer sur la finance durable pour l’association Finance Watch. Diplômée de l’ESSEC et de l’Université de Chicago, elle a travaillé plusieurs années dans des banques privées puis dans des institutions comme la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement ou la Caisse des Dépôts et Consignations. Elle a été co-rapporteure de la Commission Canfin-Grandjean, et a contribué aux travaux de la Commission Stern-Stiglitz sur le prix du carbone. Elle est l’auteure avec Alain Grandjean de l’ouvrage « Financer la transition énergétique » (Éditions de l’Atelier, 2016) et a traduit avec Laurent Bury le livre de Lord Adair Turner « Between Debt and the Devil: Money, Credit, and Fixing Global Finance » (Princeton University Press, 2017).

Jean-François Mouhot

Membre

Jean-François Mouhot est docteur en histoire et a été chargé de recherche à l’Université Georgetown (Washington D.C.) et à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (Paris). Il a étudié et enseigné l’histoire en France, en Grande-Bretagne, au Canada, en Irlande, aux États-Unis et en Italie (Institut Universitaire Européen) et s’intéresse de longue date aux problèmes environnementaux et énergétiques. Son livre « Des esclaves énergétiques : Réflexions sur le changement climatique » (Champ Vallon, 2011) montre comment l’utilisation des énergies fossiles et la révolution industrielle ont contribué à l’abolition de l’esclavage. Il travaille depuis 2013 pour l’Association A Rocha, comme Directeur du centre des Courmettes dans les Alpes Maritimes (www.courmettes.com).

Pedro Prieto

Membre

Spécialiste des systèmes photovoltaïques, Pedro Prieto est un ingénieur espagnol en télécommunication. Il a occupé des fonctions d’ingénierie, de commerce et de direction à Alcatel jusqu’en 2002 puis a travaillé sur des projets photovoltaïques. Il est vice-président de l’association AEREN (Asociación para el Estudio de los Recursos Energéticos), qui représente l’ASPO (International Association for the Study of Peak Oil) en Espagne et fait partie du Comité International de cette dernière association. Il a publié en 2013 une étude détaillée du taux de retour énergétique (TRE, ou EROI en anglais) de la production d’énergie photovoltaïque espagnole : « Spain’s photovoltaic revolution: The Energy Return on Investment », avec le chercheur américain et père de la notion d’EROI Charles A.S. Hall.

Georges Sapy

Membre

Spécialiste des systèmes électriques (moyens de production et réseaux), Georges Sapy est ingénieur des Arts et Métiers et de l’École supérieure d’électricité. Il a travaillé pendant plus de 25 ans sur de grands projets d’infrastructures électriques (centrales électrogènes nucléaires et thermiques), en France et à l’étranger, notamment en Chine, puis a été expert pour l’AIEA (Agence Internationale de l’Énergie Atomique). Il est l’auteur de plusieurs livres dont l’un publié en 2003 sur la négociation commerciale en Chine, une « Introduction à l’ingénierie des installations nucléaires » (EDP Sciences, 2012), « La transition énergétique : pourquoi et comment elle va changer votre vie » (L’Harmattan, 2013) et enfin « Faut-il avoir peur de nos centrales nucléaires ? Pourra-t-on s’en passer ? » (L’Harmattan, 2015).

Jacques Treiner

Président

Physicien théoricien, Jacques Treiner a été professeur à l’Université Pierre et Marie Curie. À Sciences-Po Paris, il a initié le cours « L’Avenir de la planète : population, énergie, climat ». Il a présidé le groupe d’experts qui a rédigé les programmes de physique-chimie suivis entre 2000 et 2011 au lycée général et technologique. Il est l’auteur de plus d’une soixantaine d’articles scientifiques dans le domaine des fluides quantiques, de plusieurs films scientifiques, de plusieurs manuels scientifiques et d’une pièce jouée au théâtre de la Reine Blanche en juin 2017. Il a aussi traduit en 2013 le livre du philosophe australien Clive Hamilton « Requiem pour l’espèce humaine, faire face à la réalité du changement climatique » (Presses de Science Po) et en 2012 celui des historiens américains des sciences Naomi Oreskes et Éric M. Conway « Les marchands de doute : ou comment une poignée de scientifiques ont masqué la vérité sur des enjeux de société tels que le tabagisme et le réchauffement climatique » (Le Pommier). Il a récemment publié « Un peu de science ça ne peut pas faire de mal » (Cassini, 2017). Il assure la présidence du Comité des Experts du Shift.

Jean-Pascal van Ypersele

Membre

Climatologue, Jean-Pascal van Ypersele est docteur en sciences physiques, professeur à l’Université catholique de Louvain et membre de l’Académie royale de Belgique. Membre du Bureau du GIEC de 2002 à 2015, il en a été vice-président de 2008 à 2015. Il est co-récipiendaire du Prix Nobel de la Paix remis au GIEC en 2007. Jean-Pascal van Ypersele est spécialisé dans la modélisation des changements climatiques et l’étude de l’impact des activités humaines sur le climat. Il est auteur de nombreuses publications sur le sujet, notamment sur les implications économiques et géographiques des changements climatiques et sur le développement durable. Membre depuis 1993 du Conseil Fédéral du développement durable, il en préside depuis 1998 le groupe de travail sur l’énergie et le climat. Il a participé à presque toutes les COPs comme conseiller scientifique du gouvernement belge (et de celui des îles Fidji en 2017). En 2016, il a été nommé par le Secrétaire général des Nations Unies co-rédacteur du GSDR 2019 (Rapport mondial sur le développement durable). Il a récemment publié « Une vie au cœur des turbulences climatiques » (De Boeck Supérieur, 2015).

Robert Vautard

Membre

Climatologue spécialiste de la pollution de l’air et des évolutions locales du climat, Robert Vautard est Directeur de recherche au CNRS et à l’École Polytechnique. Diplômé de l’École Normale Supérieure et docteur en météorologie-océanographie, ses travaux récents au sein du Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement portent principalement sur le lien entre le changement climatique et les événements extrêmes et sur la modélisation climatique et énergétique à l’échelle régionale. Il est membre du Conseil d’administration d’Airparif et du Conseil Scientifique de l’Institut National de l’Environnement industriel et des RISques (INERIS).

Olivier Vidal

Membre

Olivier Vidal est Directeur de recherche au CNRS. Docteur en géologie de l’Université Paris VI, il a travaillé au laboratoire de géologie de l’École Normale Supérieure Paris, à l’Institut de Minéralogie de Bochum, au CEA (Commissariat à l’Énergie Atomique), au South West Research Institute (Texas) et à l’Institut des Sciences de la Terre de Grenoble. D’abord spécialisé dans la modélisation thermodynamique des réactions minéralogiques, il s’intéresse maintenant à la modélisation des liens entre demande et production en ressources minérales dans un contexte de transition énergétique. Il a été coordinateur scientifique du programme européen ERA-MIN et de projets de recherche sur la transition énergétique impliquant des géologues, des chercheurs en matériaux, en génie des procédés, des économistes et des chercheurs en sciences humaines et sociales. Il est l’auteur des ouvrages « Mineral Resources and Energy: future stakes in energy transition » (ISTE Press Ltd, 2018) et « Ressources minérales et énergie dans le contexte de la transition énergétique : observations et modélisation ».

Friedrich Wagner

Membre

Physicien allemand, Friedrich Wagner a dirigé l’Institut Max Planck de Physique des Plasmas à Garching/Greifswald et est professeur émérite à l’Université Ernst-Moritz-Arndt de Greifswald. Il a dirigé de 1986 à 2013 plusieurs projets de recherche sur la fusion en Allemagne et en Russie. En 2009, il a reçu la médaille Stern-Gerlach, la plus haute distinction de la Société Allemande de Physique pour la Physique Expérimentale, pour ses travaux de recherche sur la fusion et la physique des plasmas à hautes températures. Il a été président de la Société Européenne de Physique de 2007 à 2009. Plus récemment, il a étudié les propriétés des systèmes électriques dans le cadre de l’intégration des énergies renouvelables.

The Shift Project est soutenu par des leaders économiques qui veulent faire de la transition énergétique leur priorité stratégique. Les membres sont donc généralement de grandes entreprises. Les positions du Shift ne reflètent pas nécessairement les positions de ses membres. Ce mode de financement, totalement assumé, ne remet pas en cause l’indépendance intellectuelle du think tank et le caractère d’intérêt général de ses travaux. The Shift Project recueille le financement d’entreprises qui s’estiment du côté de la solution par rapport à la transition qu’il propose.

Nos financeurs en 2018

Nos membres

         

Nos mécènes

Nous rejoindre

Qui peut devenir membre ?

L’adhésion en tant que Membre est réservée aux entreprises, avec lesquelles le Shift signe une convention. Le montant, supérieur à 25 000€, est défini par un barème en fonction du chiffre d’affaires. L’adhésion en tant que Mécène est destinée aux organisations qui participent par leurs dons au financement ponctuel d’un ou plusieurs projets désignés, ou alors des entreprises qui adhèrent en versant une cotisation pour un montant inférieur à 25 000€. The Shift Project étant une association loi 1901 déclarée d’intérêt général, l’adhésion est déductible d’impôts à 60 %.

A priori, toute entreprise peut devenir membre. Cependant, toute candidature est soumise à l’approbation du Bureau : celui-ci se réserve le droit de l’accepter ou non, la question centrale étant celle de la compatibilité de la démarche du think tank avec l’état d’esprit et les valeurs portées par le candidat. Le Shift apporte en effet une attention particulière à constituer un groupe homogène, en termes d’objectifs et de valeurs. Par exemple, nous nous imaginons mal accueillir un marchand d’armes ou de tabac.

Il est aussi possible de participer au Shift en tant que citoyen.ne ou expert.e. Pour cela, rendez-vous sur la page “Nous rejoindre”.

Pourquoi devenir membre ?

Pour participer à la plus belle entreprise de sauvetage du monde ! Et plus sérieusement :

  • Rejoindre d’autres leaders économiques et construire ensemble une économie post-carbone
  • Accéder à des ressources uniques et à une expertise originale sur la transition énergétique
  • Participer à des événements privés de haut-niveau et aux rencontres avec des décideurs économiques et politiques
  • Être associé aux travaux opérationnels et au choix des thèmes traités
  • Contribuer aux groupes de travail du think tank, au développement de propositions équilibrées et innovantes ainsi qu’à la construction d’un consensus
  • Participer aux réunions statutaires (CA, AG) du think tank et à l’élaboration de ses orientations stratégiques
The Shift Project est une association reconnue d’intérêt général et régie par la Loi 1901. [Téléchargez nos statuts ici]

Deux types de financeurs

  • Membres : des entreprises qui adhèrent en s’engageant à verser chaque année une cotisation pour un montant compris entre 25 000€ et 100 000€, selon un barème défini par leur chiffre d’affaires.
  • Mécènes : des organisations qui participent par leurs dons au financement ponctuel d’un ou plusieurs projets désignés, ou alors des entreprises qui adhèrent en versant une cotisation pour un montant inférieur à 25 000€.

Budget 2017 : 609 824€

Budget du Shift par poste de dépense

Financements du Shift par type d’origine

Financements du Shift (hors recettes) ayant fait l’objet d’un reçu fiscal

Les fonctions d’administrateur, de membre du Bureau et de membre du Comité des Experts ne sont pas rémunérés. Le Président notamment assure ses activités de manière bénévole.

Documents comptables

Vous trouverez ici les questions qui piquent et qui grattent, celles qui vous font douter, et auxquelles nous souhaitons apporter une réponse claire, détaillée et espérons-le, convaincante. Si vous estimez qu’il reste des zones d’ombre, n’hésitez pas à nous joindre pour plus d’information, nous pourrons ainsi compléter cette FAQ – Foire Aux Questions.

Quel est notre statut juridique ?

Nous sommes une association de Loi 1901 très classique, créée le 31 mars 2009 et déclarée à la Préfecture de Paris le 05 janvier 2010, sous le numéro W751203033. TSP a été reconnu d’intérêt général à la fin de 2010 et est donc habilité à délivrer des reçus fiscaux. Nous sommes sans but lucratif.

Notre objectif est de réfléchir à des mesures de transition vers une société bas carbone, et donc de travailler pour l’intérêt général. Nous ne vendons pas de prestations, c’est une de nos grandes différences avec un cabinet de conseil.

Pour la définition de l’intérêt général voir ici.

Comment est dirigé The Shift Project?

Comme la plupart des associations, The Shift Project est dirigé par un Bureau et un Conseil d’administration (CA). Il est géré au quotidien par un Directeur, Matthieu Auzanneau, et son équipe.

Le Bureau est composé d’un Président, Jean-Marc Jancovici, d’une Vice-présidente, Geneviève Ferone, et d’un Vice-président et trésorier, Michel Lepetit.

Le Conseil d’administration est composé de personnes physiques membres de l’association et élues par l’Assemblée générale et des représentants des membres associés et bienfaiteurs. Le CA désigne le Bureau au sein des personnes physiques qui en font partie. Certains partenaires et mécènes peuvent y être invités à titre d’observation.

Le rôle des administrateurs est fondamental : ce sont les représentants de l’association dans ses actes de la vie civile. Le CA détermine, sur proposition du Président le plus souvent, le travail opérationnel du Shift et précise éventuellement les grands principes de fonctionnement de l’association, l’essentiel étant fixé par les statuts. Il s’assure également du respect de leur mise en œuvre. Les décisions du Conseil d’administration sont prises à la majorité simple, chaque administrateur disposant d’une voix. En cas de partage, la voix du Président est prépondérante.

Une fois par an, le Président convoque l’Assemblée générale. Elle réunit tous les membres de l’association.

Qui peut être membre du Shift ?

A priori, tout le monde. Cependant, dans le cadre des statuts, toute candidature doit être soumise au bureau du Conseil d’administration. Celui-ci se réserve le droit de l’accepter ou non, la question centrale étant celle de la compatibilité de notre démarche avec l’état d’esprit du candidat. Par exemple, nous nous imaginons mal accueillir un marchand d’armes ou de tabac.

Nous avons un système de fonctionnement plutôt « à chacun selon ses moyens ». Il est logique de demander une participation plus importante aux grandes entreprises qu’aux petites, et a fortiori qu’aux particuliers, et ce sont donc les premières qui financent l’essentiel de notre fonctionnement.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page “Nous rejoindre”.

Qui nous finance ?

L’essentiel de nos ressources provient de nos membres, qui nous financent sur des projets spécifiques. Nous envisageons cependant de mener en partie des activités proches de la recherche opérationnelle. Nous prévoyons donc la possibilité de rechercher des financements distincts, affectés à des projets déterminés. Nous nous situons à mi-chemin entre un laboratoire de recherche financé par des fonds privés (nous cherchons aussi des réponses aux questions en suspens), et un organisme de lobbying (qui cherche plutôt à faire avancer une cause), puisque nous souhaitons pousser des propositions concrètes pour décarboner l’économie.

Vous trouverez la liste de nos financeurs actuels sous l’onglet “Les entreprises membres” de cette page. Nos comptes sont certifiés par un Commissaire aux Comptes, dont vous retrouverez les rapports annuels sous l’onglet “Comptes et statuts” de cette page.

À quoi donne droit la cotisation ?

À participer à la plus belle entreprise de sauvetage du monde ! Et plus sérieusement :

  • À être associé aux travaux opérationnels de manière préférentielle (voir plus bas sur le pouvoir d’influence que cela confère). Les cotisants n’ont pas, de ce seul fait, la possibilité de droit d’envoyer des collaborateurs dans les groupes de travail, mais cette possibilité existe bien évidemment si elle est utile pour faire avancer la réflexion. Le cas le plus évident est l’expertise apportée par les entreprises ou établissements d’enseignement qui sont membres.
  • À participer aux réunions statutaires du Shift, Conseil d’administration et Assemblée générale. Ce ne sont pas les rencontres du Shift les plus divertissantes, mais les membres ont leur mot à dire sur les décisions stratégiques concernant notre gouvernance et un droit de vote au sein du CA.
  • Nos membres sont également sollicités pour participer aux événements organisés par The Shift Project et aider pour leur organisation tant sur le plan logistique (salle, matériel, prestations), que sur le fond (intervenants, expertise) ou sur la communication.

A l’identique de ce qui se passe dans un laboratoire de recherche, le fait de financer The Shift Project donne aux membres un droit de regard sur le choix des thèmes traités. Dans un labo de recherche, les financeurs – publics ou privés – ont tout à fait leur mot à dire sur l’affectation des ressources, mais, et c’est heureux, cela ne leur permet pas de censurer un résultat qui découle logiquement des investigations menées. En rejoignant le Shift, tous nos membres peuvent avoir – heureusement ! – un avis sur nos orientations, mais ils se sont tous formellement engagés à ne pas s’ingérer dans nos travaux.

Quel rôle joue le Comité des Experts dans nos travaux ?

Le Comité des Experts (CE) est composé d’experts des domaines de l’énergie, des sciences du climat, de l’économie et des sciences humaines. Le nombre de membres et sa composition ne sont pas figés.

Le rôle du Comité des experts est avant tout de nous aider à travailler avec de la matière première conforme à l’état de l’art des connaissances scientifiques et techniques, notamment sur l’énergie et le climat. Ce Conseil nous guide sur les sources à utiliser, et a bien entendu toute latitude pour émettre des avis ou critiques sur les thèmes opérationnels traités par The Shift Project, et sur la production des groupes de travail.

Par contre ce Comité des Experts n’a pas pour vocation de « tamponner » les propositions que nous mettrons en débat. Ses membres ne sont donc en rien tenus par les conclusions opérationnelles portées par The Shift Project. Ils restent totalement libres de leurs propres appréciations sur nos travaux et peuvent les exprimer publiquement. Chacun de ses membres y est présent à titre personnel et non au titre de la (ou les) institution(s) au(x)quelle(s) ils appartiennent. Leur présence ne donne lieu à aucune rémunération.

Outre leur contribution directe à la qualité de la production, l’existence de ce Conseil offre une garantie supplémentaire contre les pressions externes ou internes qui pourraient amener à ignorer, déformer ou travestir des faits avérés. C’est une sécurité de plus que les fonds mis à notre disposition seront employés en conformité avec les objectifs définis par les statuts.

Qu’est-ce qui nous distingue d’un laboratoire de recherche ?

Comme exposé plus haut, nous avons des modes de fonctionnement et de financement présentant de fortes similarités. Nous travaillons sur des sujets particuliers, en fonction des moyens financiers mis à notre disposition et nous présentons le fruit de nos recherches de façon transparente. Ce qui nous distingue est notre position dans le débat public : nous souhaitons en effet proposer des solutions opérationnelles pour la transition vers une économie décarbonée afin de les soumettre à la discussion. Plus qu’une simple « boîte à idées », nous souhaitons être un « action-tank » et une force de proposition concrète.

À qui nous adressons-nous ?

Notre cible première est désignée par le terme « corps intermédiaires », c’est-à-dire tous les individus dont les analyses ou travaux constituent la matière première de la décision économique ou politique. Et plus précisément :

  • Décideurs économiques : au sein du monde économique, nous visons les chefs d’entreprises, dirigeants de fédérations ou d’instances représentatives, les directeurs d’instituts, et plus largement les leaders d’opinion, en Europe et à l’international.
  • Monde académique et institutionnel : le monde académique et technique exerce une forte influence – souvent par médias interposés – auprès du monde économique. Nous cherchons donc à initier avec des laboratoires de recherche, grandes écoles, ou d’autres instituts et think tanks, des travaux scientifiques et économiques conjoints.
  • Médias et ONG : les messages les plus marquants découlant des travaux du Shift feront l’objet d’une communication  auprès des médias et, dans certains cas, de certains relais d’opinion du monde associatif ou syndical avec lequel nous entretenons un contact étroit et régulier.
  • Monde politique : le monde politique – qui inclut les décideurs communautaires en Europe et les gestionnaires des instances internationales influentes – est à l’évidence une des cibles ultimes des propositions du Shift. Toutefois nous chercherons surtout à l’atteindre en nous appuyant sur une fraction des milieux économiques pour porter les propositions émises.
  • Grand public : le grand public ne constitue pas une cible première, mais il sera évidemment touché par les relais d’opinion avec lesquels The Shift Project interagit.

Pourquoi travaillons-nous avec de grandes entreprises, qui sont comme chacun sait d’affreux pollueurs incorrigibles ?

Dès lors qu’il s’agit de chercher à « changer de regard » sur les choix collectifs opérés par une nation (et cela n’est pas propre à l’environnement, on retrouve la même configuration en économie ou politique), il y a deux manières de voir les choses :

  • la première consiste à dire que celui qui a péché une fois – et qui en a profité – doit être irrémédiablement écarté de toute réflexion sur la « bonne » manière de faire à l’avenir. Dit autrement, celui qui a péché n’est plus crédible pour faire le bien. Dans le cas présent, cela signifie qu’une entreprise qui a utilisé des combustibles fossiles, et profité de cet usage pour faire de copieux profits, ne doit plus avoir son mot à dire dans la recherche d’une solution à la décarbonation. Or cela risque de ne pas laisser beaucoup de choix en termes d’interlocuteurs !
  • la seconde consiste à dire que la masse étant constituée de personnes – ou d’acteurs – qui ont tous péché au moins une fois (utilisé au moins une fois du pétrole, du gaz ou du charbon), ce qu’il faut viser s’apparente donc plus à de la rédemption – ou de la conversion – qu’à de l’exclusion définitive des pécheurs, du moins si nous voulons une transition qui s’effectue sans conflits violents.

La première option ne correspond pas à notre vision des choses. Ce terrain est déjà bien occupé par d’autres organisations (ce qui est par ailleurs nécessaire : il faut de la diversité dans les moyens d’action). Nous souhaitons pour notre part explorer la deuxième voie, car nous sommes convaincus – avec quelques précédents historiques assez probants – qu’il n’y a pas d’autre façon de réussir une transition rapide et pacifique. C’est tout le pari du Shift : dialoguer avec de grandes entreprises sur les sujets climat et énergie, en espérant les amener à la conclusion que la transition est aussi la meilleure option pour elles, et qu’elles doivent en devenir les prosélytes.

Tocqueville avait écrit, il y a 150 ans déjà, qu’en démocratie aucun changement significatif ne prendrait place si de grands intérêts économiques ne militaient pas en faveur du changement souhaité, et l’histoire lui a souvent donné raison. Nous préférons en prendre acte plutôt que d’ignorer les leçons du passé !

Par ailleurs, pour vivre, il faut des moyens. Si nous voulons effectuer de la recherche opérationnelle sur la décarbonation de l’économie, où les trouver ? Pas facilement au sein des crédits de recherche déjà distribués par diverses institutions (Europe, ANR, etc). Obtenir ces derniers relève d’un long parcours du combattant qui privilégie très fortement les grosses structures déjà installées et – même si cela peut paraître étonnant – une certaine forme de conformisme. Il faut en effet souvent préciser de manière très détaillée à l’avance ce que l’on entend faire, or pour l’essentiel nous n’en savons encore rien ! La cotisation de nos membres ressemble, elle, plutôt à un contrat de confiance, avec des exigences fortes sur le processus mais moins sur la description exacte de la production future.

Nous sommes engagés dans une course contre la montre. Face à la réalité du terrain, et en procédant par élimination, nous avons compris que la seule source mobilisable rapidement avec une organisation légère était le mécénat d’entreprises. Il s’agit dès lors de cibler prioritairement (car ainsi va le monde) celles qui pensent pouvoir faire partie des gagnants de l’affaire.

Et le risque d’instrumentalisation ?

Toute initiative comporte des risques. Il est évident que les relations avec nos financeurs pourront de temps en temps s’apparenter à la lutte du pot de terre contre le pot de fer. Nous sommes donc déterminés à tenter l’aventure, pour les raisons exposées précédemment. En prenant cependant toutes les précautions possibles pour limiter les inconvénients. Nous espérons que la qualité et la transparence de nos travaux seront la marque de notre indépendance.

C’est maintenant qu’il faut agir et rassembler tous les acteurs du climat et de l’énergie !