Mobiliser les formations de la fonction publique pour le climat

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Dans le contexte de réforme de la fonction publique pour les prochaines décennies, et notamment de l’ENA elle aussi appelée à se transformer, les questions du réchauffement climatique et de perte de la biodiversité doivent être centrales. Il est en effet nécessaire, pour atténuer ces changements et y adapter la société, de former une fonction publique à la hauteur des enjeux qu’ils soulèvent.

Nos travaux

8 propositions pour la future ENAClimat : 8 propositions pour la future ENA

 

Objectifs du projet

Ce travail, qui concerne l’École nationale d’administration (ENA), permet d’initier la réflexion sur la formation des fonctionnaires. Cette note vise à indiquer des éléments de réflexions pour la futur ENA.

En effet, la future ENA, quelle que soit sa forme, conservera sans doute le même but : former des fonctionnaires d’Etat. Or, l’ensemble des politiques publiques est concerné par les changements liés au climat et à la biodiversité : la santé, l’agriculture, le tourisme, l’économie, la justice, etc. Les fonctionnaires qui auront à concevoir, mettre en œuvre et évaluer les politiques publiques de demain pour adapter la société au dérèglement climatique et atténuer ce dernier ainsi qu’enrayer la perte de la biodiversité doivent donc être impérativement formés à ces enjeux nouveaux.

Nos 8 propositions

Témoignages

« L’application du principe d’intégration de l’environnement dans l’ensemble des politiques publiques (prévu dans les textes), à laquelle j’ai contribué en tant que directeur au ministère chargé de l’écologie, était parfois rendue difficile par le fait que certains de nos interlocuteurs issus des autres ministères, s’ils maîtrisaient parfaitement le droit administratif, les finances publiques ou la macro-économie, connaissaient beaucoup  moins bien les questions environnementales. Une meilleure culture de ces sujets chez les hauts fonctionnaires permettrait  sans aucun doute de favoriser ce dialogue et d’accélérer la prise en compte de l’environnement dans toutes les politiques publiques. La future ENA y contribuerait grandement en incluant les questions environnementales dans le concours et le curriculum de formation. » 
Guillaume de Sainteny, ancien directeur d’administration centrale au ministère de l’Environnement


« Si le climat est abordé dans les matières du concours et de l’enseignement à l’ENA, ce n’était jusqu’à présent que de manière très superficielle. La direction de l’école a depuis le 1er janvier 2020 inclus un module consacré à la transition écologique. Cependant avec la réforme à venir de l’école, il est nécessaire de doter les élèves-fonctionnaires de la future ENA, qui ont vocation à travailler dans l’ensemble des secteurs de l’action publique (magistrature administrative et financière, inspections, ministères) d’une formation plus poussée, avant et pendant, sur les enjeux environnementaux et leurs conséquences. Ce n’est qu’à la double condition de l’intégration de ces questions dans le concours et dans la formation que l’Etat pourra mener une transition écologique digne de ce nom, en atténuant le changement climatique et la perte de la biodiversité tout en menant des politiques d’adaptation de la société. » 
Diane Delaurens, ancienne élève de l’ENA (promotion Clemenceau)

 


Contact

Projet : diane.delaurens@theshiftproject.org
Presse : communication@theshiftproject.org