L’empreinte carbone de l’alimentation représente près d’un quart des émissions totales des ménages français. Par ailleurs, le secteur agroalimentaire fait face à des défis majeurs, à la fois environnementaux, économiques et géopolitiques : dérèglement climatique, dépendance énergétique et aux intrants importés, érosion de la biodiversité, dégradation des sols, pression sur l’eau, mais aussi attentes croissantes de la société en matière de nutrition et santé. Se posent des enjeux d’accessibilité à une alimentation de qualité, de coûts sociaux, de souveraineté pour le secteur, de partage de la valeur entre les maillons de la chaîne de valeur, et encore d’emplois et de compétences.
Ces questions se déclinent à toutes les étapes de la chaîne de valeur, de la production à la consommation, en passant par les différentes étapes de transformation, la distribution et la restauration.
C’est dans ce contexte complexe et interconnecté que s’inscrit le projet Manger en 2050, avec l’ambition de renforcer la robustesse, la durabilité et la souveraineté du système agroalimentaire français.