Les crises à venir ne doivent pas seulement être subies. Elles peuvent être l’occasion d’accélérer la transformation, à condition d’avoir anticipé dès à présent la bonne direction à prendre.
Transformer nos territoires ne signifie pas effacer ce qui fait leur identité. Il s’agit au contraire de préserver ce à quoi nous tenons – paysages, patrimoine, écosystèmes, qualité du cadre de vie – dans un monde où les contraintes climatiques et énergétiques vont s’intensifier. Derrière les enjeux de décarbonation se jouent des préoccupations locales très concrètes : le coût de l’énergie, la santé face aux canicules ou à la pollution, l’accès à l’eau, la résilience de l’emploi local, le confort des logements ou tout simplement la qualité de vie.
Le vrai risque, ce n’est pas la transition en elle-même. C’est une transition non préparée, subie dans l’urgence au gré des crises énergétiques, climatiques et industrielles. La transition doit être exigeante, pour rendre nos territoires plus robustes face aux chocs à venir. Plus cette transition sera anticipée, choisie et organisée collectivement, plus elle aura de chances de rester compatible avec ce qui fait aujourd’hui la richesse de notre pays.