05 mai 2026
Textile & Cuir : quelle place dans la décarbonation de l'économie ?
Présentation du rapport intermédiaire & Ateliers collaboratifs
Les inscriptions sont ouvertes !05 mai 2026
Présentation du rapport intermédiaire & Ateliers collaboratifs
Les inscriptions sont ouvertes !
Le Shift Project et ses partenaires ont le plaisir de vous inviter au webinaire de présentation du rapport intermédiaire « Textile & cuir 2050 : quelle place dans la décarbonation de l’économie ? », qui se tiendra le mardi 5 mai 2026 à 14h.
La présentation sera retransmise en visioconférence (lien à venir) et réunira les auteurs et autrices du rapport.
Il existe déjà, à l’échelle mondiale ou française, des études quantifiant l’impact carbone du textile et du cuir. Cependant, le constat établi n’est pas encore consensuel. Selon les sources, 2 à 10 % des émissions mondiales seraient imputables au secteur du textile, et parfois partiellement à celui du cuir. Les résultats varient donc fortement, au total comme en répartition entre les différents postes d’émissions. Or, ces études ne sont pas totalement transparentes sur les données qu’elles utilisent, ce qui rend impossible la vérification de leurs résultats.
Aussi, si elles convergent pour attribuer à ces secteurs un impact carbone important qui justifie de s’intéresser et de travailler à leur décarbonation, il s’avère néanmoins utile de clarifier le constat de l’empreinte carbone actuelle. Les acteurs du textile et du cuir agissent déjà pour décarboner leurs secteurs, mais avoir un constat chiffré consolidé permettra de le faire d’autant plus efficacement.
Par conséquent, notre étude a pour premier objectif de recalculer l’empreinte carbone du textile et du cuir, en rendant transparents les calculs et les données utilisées, de manière à viser un consensus sur le constat. Nous voulons également calculer l’empreinte énergétique, afin d’objectiver la dépendance aux énergies fossiles de ces activités.
Ensuite, le second grand objectif sera de se projeter dans des leviers de décarbonation et de les quantifier, pour tracer la voie d’une décarbonation du textile et du cuir au bon niveau, et suffisamment vite.
Notre périmètre porte sur l’ensemble des articles textiles ou cuir : habillement, linge de maison, tissus et cuirs d’ameublement, textiles et cuirs techniques et professionnels, chaussures, maroquinerie.
14h00 | Mot d’introduction
14h10 | Présentation du rapport par ses auteurs et autrices
15h10 | Ateliers collaboratifs
Les participants sélectionnés sont répartis par atelier dans des salles virtuelles, et confiés à un.e animateur.rice pour une durée de 1h30. Afin d’assurer la qualité des discussions, les ateliers sont réservés à un nombre très limité de professionnels du secteur. Nous nous réservons donc le droit de refuser ou réaffecter les participants à un autre atelier.
16h45 | Fin de l’événement
Le rapport intermédiaire “Textile & Cuir” présentera les premiers résultats de notre analyse et ouvrira la discussion avec l’ensemble des parties prenantes.
Il sera structuré autour de grands axes de travail :
Ce rapport intermédiaire sera l’occasion de faire un point d’étape sur notre avancement concernant ces différents axes de travail, et de présenter les méthodologies mises en place et les données utilisées à date dans nos calculs.
Il sera surtout l’occasion pour nous de vous demander des retours sur les résultats déjà produits, ainsi que de l’aide sur les parties pour lesquelles nous rencontrons des difficultés, que ce soit d’ordre méthodologique ou pour accéder à de la donnée.
Les projets du Shift Project adoptent la plupart du temps un prisme énergie-carbone (comme expliqué ici). Concernant le textile et le cuir, nous travaillons également avant tout à chiffrer les émissions et consommations énergétiques induites par ces secteurs. Cependant, de nombreux acteurs nous ont fait remarquer que pour ces deux sujets, une approche purement énergie-carbone est limitante et capte mal l’ensemble des problématiques environnementales. Notre démarche actuelle consiste, lorsque nous ferons nos propositions de leviers de décarbonation, à tenter qualitativement de ne pas faire de gros transfert d’impact. Néanmoins, nous sommes ouverts à élargir la démarche à d’autres critères d’impact si cela est possible dans le temps imparti. Aussi, cet atelier posera les questions suivantes : quels sont les autres critères d’impacts à prendre en compte en priorité (dans le cas du textile et du cuir), et pourquoi (en quoi le critère énergie-carbone n’est pas suffisant pour capter les problématiques environnementales du sujet) ? Comment quantifier ces critères : quelle méthode ; la méthode fait-elle consensus scientifiquement ; quelles sont les sources et les données à utiliser ? Comment arbitrer entre les différents critères d’impact lorsque ceux-ci n’évoluent pas de la même manière et qu’il peut y avoir contradiction entre ce qu’ils indiquent de faire ?
Dans le rapport intermédiaire, nous n’aurons pas encore chiffré de leviers de décarbonation, et nous entendons le faire par la suite. Cet atelier sera l’occasion de nous aider à lister les leviers de décarbonation déjà identifiés par les acteurs pour le secteur du textile : que ce soit dans des études sectorielles, ou en interne des entreprises elles-mêmes dans leur propre démarche de décarbonation de leurs activités, les leviers de décarbonation sont déjà identifiés au moins partiellement par les acteurs ; en nous aidant à les lister, vous nous ferez gagner un temps précieux et vous nous éviterez d’éventuels oublis.
Cet atelier suit exactement le même principe que l’atelier 2, mais pour le cuir.
La méthode actuellement proposée par le PEF au niveau européen pour chiffrer les émissions du cuir préconise une allocation économique des émissions de l’animal, entre les différents produits et co-produits en sortie d’abattoir : pour une carcasse de vache par exemple, une part des émissions engendrées lors de la vie d’une vache est allouée à sa carcasse, et ces émissions sont ensuite réparties entre les différents produits tirés de la carcasse, en fonction du poids économique de ces derniers dans le revenu total tiré de la carcasse par l’éleveur. Par ailleurs, la paramétrisation de cette méthode fixe actuellement la part de la peau brute bovine (matière première pour la production de cuir) à 3,5% des revenus, donc aussi 3,5% des émissions (pour les peaux d’ovins et de caprins, le facteur d’allocation est fixé à 1,6% des revenus). Cette méthode comme cette paramétrisation ne font pas consensus. Dans cet atelier, nous nous intéresserons en particulier à la paramétrisation de la méthode d’allocation économique et aux limites de cette dernière. Comment obtenir des données reflétant mieux la réalité, plus adaptées à la diversité des situations ? Exemples : les émissions de l’élevage diffèrent en fonction des pratiques d’élevage, quelles données utiliser pour refléter les disparités géographiques ; quelles données pour quantifier les revenus liés aux peaux brutes dans le revenu total associé à la vente de carcasses ; les peaux brutes des animaux abattus ne sont pas forcément dirigées vers une valorisation en cuir (production de gélatine, valorisation énergétique…), quelles données utiliser pour quantifier les différentes voies de valorisation et les revenus associés, selon les différentes régions du monde ; lors de l’étape de tannerie, une grande partie de la peau brute est retirée et sort du processus de tannage (gras, poils, épiderme…), que fait-on de ces produits, sont-ils valorisés autrement et économiquement, et comment cela diffère-t-il selon les régions du monde ?
Le sujet de cet atelier est particulièrement soulevé par les acteurs du cuir, mais il peut aussi se poser dans le secteur du textile, par exemple avec la laine. Aussi, vous pouvez aussi vous inscrire à cet atelier si vous abordez ce sujet avec un angle textile.






