03 février 2026
Pouvoir voler sans pétrole : quel approvisionnement énergétique pour le secteur aérien ?
Présentation du rapport final
Les inscriptions sont ouvertes !03 février 2026
Présentation du rapport final
Les inscriptions sont ouvertes !
L’aviation ne pourra pas se décarboner sans réduire son trafic. C’est la conclusion centrale du nouveau rapport d’Aéro Décarbo et du Shift Project, qui montre que les carburants aéronautiques durables (SAF) ne seront pas disponibles en quantité suffisante à temps pour remplacer le kérosène fossile, même avec des hypothèses optimistes d’amélioration de l’efficacité des avions.
Nous avons le plaisir de vous convier à cette restitution qui aura lieu le mardi 3 février à 18h30 en direct sur notre chaîne Youtube.
Pour les journalistes, une conférence de presse aura lieu lundi 2 février de 9h30 à 11h00. Pour plus d’informations, merci de contacter pauline.brouillard@theshiftproject.org.
18h30 | Mot d’introduction
18h40 | Présentation du rapport
19h30 | En route pour 2027 : le secteur aérien dans les travaux du Shift
19h40 | Questions-réponses avec le public
20h00 | Fin de l’événement et cocktail pour les personnes en présentiel
Un replay sera disponible sur notre chaine Youtube peu après l’événement.
Portée par l’abondance d’un pétrole longtemps perçu comme inépuisable, l’aviation civile s’est imposée en un demi-siècle comme l’un des moteurs les plus puissants de l’internationalisation des échanges.
Elle tient aujourd’hui une promesse vertigineuse : relier, en quelques heures, presque n’importe quel pôle d’attraction du globe, créant ainsi une continuité géographique et économique sans précédent. L’opération et le développement des lignes aériennes reposent encore entièrement sur les énergies fossiles, ce qui place désormais le secteur face à une double contrainte carbone : d’une part, l’aggravation du changement climatique impose une réduction rapide de ses émissions, d’autre part, le verrouillage géopolitique actuel et le déclin à venir du pétrole fragilisent son approvisionnement .
L’aviation commerciale est aujourd’hui responsable de 2 à 3% des émissions mondiales de CO2. Cette part s’élève à environ 4% dans l’Union européenne et 6,8% en France. Son impact climatique dépasse cette seule contribution : avec les effets dits « hors-CO₂” des traînées de condensation persistantes et des oxydes d’azote en altitude, le secteur représente presque 5 % de l’augmentation du forçage radiatif mondial.
Si l’on focalise l’analyse sur l’empreinte carbone du secteur, la décomposition de Kaya permet d’isoler trois ressorts structurants des émissions : le volume de trafic, l’efficacité énergétique et l’intensité carbone de l’énergie utilisée.
Dans un contexte où le secteur aérien prévoit de poursuivre la croissance de son trafic à un rythme soutenu, et alors que les gains d’efficacité (amélioration des aéronefs, opérations air et sol) resteront limités, il apparaît clairement que la réduction de l’intensité carbone de l’énergie va devoir constituer le principal levier de décarbonation.
Depuis notre précédent rapport Pouvoir voler en 2050, l’industrie a travaillé sur des ruptures technologiques fondées sur des énergies alternatives telles que l’hydrogène, mais en a décalé la perspective bien au-delà de 2035.
L’objet de ce rapport est donc d’examiner la faisabilité de la transition du secteur vers des carburants liquides non fossiles, regroupés sous l’appellation générale de Sustainable Aviation Fuels (SAF).
Au plaisir de vous retrouver le 13 février prochain pour la présentation de ces résultats !
Les travaux à venir sont rendus possibles grâce à l’engagement de près de 36 000 contributeurs lors de notre campagne Ulule – un immense merci à toutes et tous !

