Le changement climatique

Afin de s’assurer que le réchauffement climatique ne dépasse pas les limites considérées comme gérables pour une humanité sédentaire de 8 à 10 milliards d’individus (soit 2 °C d’augmentation par rapport au niveau préindustriel), il faut stabiliser la concentration atmosphérique en CO2 à environ 400 ppm (elle dépasse aujourd’hui 390 ppm). Pour cela, il faut amorcer la baisse des émissions mondiales de gaz à effet de serre avant 2015, avant de diviser ces émissions par 2 à 3 (selon que l’on compare à 1990 ou à 2010) d’ici 2050.

 

En pratique, cela revient à n’extraire que le pétrole et le gaz déjà découverts, à limiter d’ici 10 à 20 ans l’usage du charbon aux installations munies de dispositifs de capture et de stockage, et même à ne plus rien émettre du tout après 2050. Suite à l’accord de Copenhague en 2009, la plupart des grands états se sont engagés sur les objectifs de réduction de GES : 20 à 30 % pour l’Europe d’ici 2020, 30% pour les Etats-Unis d’ici 2025, et à plus long terme l’essentiel des pays occidentaux évoque une division par 4 à 5 des émissions d’ici 2050. La Chine, pour sa part, s’engage sur une réduction de 40 % de l’intensité carbone de son économie d’ici 2020 .

Mais quand il s’agit de passer aux actions concrètes, le compte n’y est toujours pas. Les acteurs publics et privés véritablement engagés dans la voie « décarbonée » restent en nombre trop faible pour constituer un réel levier de changement.