Foire Aux Questions

Vous trouverez ici les questions qui piquent et qui grattent, celle qui vous font douter, et auxquelles nous souhaitons apporter une réponse claire, détaillée et espérons-le, convaincante. Si vous estimez qu’il reste des zones d’ombre, n’hésitez pas à nous joindre pour plus d’information, nous pourrons ainsi compléter cette FAQ.

 

Quel est notre statut juridique ?

Nous sommes une association de Loi 1901 très classique, créée le 31 mars 2009 et déclarée à la Préfecture de Paris le 05 janvier 2010, sous le numéro W751203033. TSP a été reconnu d’intérêt général à la fin de 2010 et est donc habilité à délivrer des reçus fiscaux. Nous sommes sans but lucratif.

Notre objectif est de réfléchir à des mesures de transition vers une société bas carbone, et donc de travailler pour l’intérêt général. Nous ne vendons pas de prestations, c’est une de nos grandes différences avec un cabinet de conseil.

Pour la définition de l’intérêt général voir ici

 

Comment est dirigé le Shift ?

Comme la plupart des associations, le Shift est dirigé par un Bureau et un Conseil d’Administration (CA). Il est géré au quotidien par un Directeur, Cédric Ringenbach, et son équipe.

Le Bureau est composé d’un Président, Jean-Marc Jancovici, d’une Vice-présidente, Geneviève Ferone, et d’un trésorier, Michel Lepetit.

Le Conseil d’Administration est composé du Bureau et des représentants des membres partenaires et bienfaiteurs.

Le Conseil d’Administration est composé d’administrateurs élus parmi les membres financeurs lors de l’Assemblée Générale. Leur rôle est fondamental : ce sont les représentants de l’association dans ses actes de la vie civile. Il détermine, sur proposition du président le plus souvent, le travail opérationnel de TSP et précise éventuellement les grands principes de fonctionnement de l’association, l’essentiel étant fixé par les statuts. Il s’assure également du respect de leur mise en œuvre. Les décisions du Conseil d’Administration sont prises à la majorité simple, chaque administrateur disposant d’une voix. En cas de partage, la voix du Président est prépondérante.

Une fois par an, le Président convoque l’Assemblée Générale. Elle réunit tous les membres de l’association.

 

Qui peut être membre ?

A priori, tout le monde. Cependant, dans le cadre des statuts, toute candidature doit être soumise au bureau du Conseil d’Administration. Celui-ci se réserve le droit de l’accepter ou non, la question centrale étant celle de la compatibilité de notre démarche avec l’état d’esprit du membre. Par exemple, nous nous imaginons mal accueillir un marchand d’armes ou de tabac. 

Nous avons un système de fonctionnement plutôt « communiste » : à chacun selon ses moyens. Il est logique de demander une participation plus importante aux grandes entreprises qu’aux petites, et a fortiori qu’aux particuliers, et ce sont donc les premières qui financent l’essentiel de notre fonctionnement. 

Les fonctions d’administrateur et de membre du bureau ne sont pas rémunérées. Le Président assure notamment ses activités de manière bénévole.

Pour plus de détails sur nos membres, suivez le lien vers nos statuts

 

Qui nous finance?

L’essentiel de nos ressources provient de nos membres, qui nous financent sur des projets spécifiques. Nous envisageons cependant de mener en partie des activités proches de la recherche opérationnelle. Nous prévoyons donc la possibilité de rechercher des financements distincts, affectés à des projets déterminés. Nous nous situons à mi-chemin entre un laboratoire de recherche financé par des fonds privés (nous cherchons aussi des réponses aux questions en suspens), et un organisme de lobbying (qui cherche plutôt à faire avancer une cause), puisque nous souhaitons pousser des propositions concrètes pour décarboner l’économie.

Voir la page correspondante pour savoir qui sont les membres de TSP.

Nos comptes sont certifiés par un Commissaire aux Comptes. Vous pouvez retrouver ici ses rapports : 2010, 20112012, 2013, 2014 et 2015.

 

A quoi donne droit la cotisation?

A participer à la plus belle entreprise de sauvetage du monde ! Et plus sérieusement :

  • A être associé aux travaux opérationnels de manière préférentielle (voir plus bas sur le pouvoir d’influence que cela confère). Les cotisants n’ont pas, de ce seul fait, la possibilité de droit d’envoyer des collaborateurs dans les groupes de travail, mais cette possibilité existe bien évidemment si elle est utile pour faire avancer la réflexion. Le cas le plus évident est l’expertise apportée par les  entreprises ou établissements d’enseignement qui sont membres. 
  • A participer aux réunions statutaires de TSP, Conseil d’Administration et Assemblée Générale. Ce ne sont pas les rencontres du Shift les plus divertissantes, mais les membres ont leur mot à dire sur les décisions stratégiques concernant la gouvernance de TSP et un droit de vote au sein du CA. 
  • Nos membres sont également sollicités pour participer aux événements organisés par TSP et aider pour leur organisation tant sur le plan logistique (salle, matériel, prestations), que sur le fond (intervenants, expertise) ou sur la communication.

 

A l’identique de ce qui se passe dans un laboratoire de recherche, le fait de financer le Shift donne aux membres un droit de regard sur le choix des thèmes traités. Dans un labo de recherche les financeurs - publics ou privés - ont tout à fait leur mot à dire sur l’affectation des ressources, mais, et c’est heureux, cela ne leur permet pas de censurer un résultat qui découle logiquement des investigations menées. En rejoignant le Shift, tous nos membres peuvent avoir - heureusement ! - un avis sur nos orientations, mais ils se sont tous formellement engagés à ne pas s'ingérer dans nos travaux.

 

Quel rôle joue le Conseil Scientifique dans nos travaux?

Le Conseil Scientifique (CS) est composé d’experts des domaines de l’énergie, des sciences du climat, de l’économie et des sciences humaines. Le nombre de membres et sa composition ne sont pas figés.

Le rôle du Conseil Scientifique est avant tout de nous aider à travailler avec de la matière première conforme à l’état de l’art des connaissances scientifiques et techniques, notamment sur l’énergie et le climat. Ce Conseil nous guide sur les sources à utiliser, et a bien entendu toute latitude pour émettre des avis ou critiques sur les thèmes opérationnel traités par TSP, et sur la production des groupes de travail. 

Par contre ce Conseil Scientifique n’a pas pour vocation de « tamponner » les propositions que nous mettrons en débat. Ses membres ne sont donc en rien tenus par les conclusions opérationnelles portées par The Shift Project. Ils restent totalement libres de leurs propres appréciations sur nos travaux et peuvent les exprimer publiquement. Chacun de ses membres y est présent à titre personnel et non au titre de la (ou les) institution(s) au(x)quelle(s) ils appartiennent. Leur présence ne donne lieu à aucune rémunération.

Outre leur contribution directe à la qualité de la production, l’existence de ce Conseil offre une garantie supplémentaire contre les pressions externes ou internes qui pourraient amener à ignorer, déformer ou travestir des faits avérés. C’est une sécurité de plus que les fonds mis à notre disposition seront employés en conformité avec les objectifs définis par les statuts. 

 

Qu’est-ce qui nous distingue d’un laboratoire de recherche ?

Comme exposé plus haut, nous avons des modes de fonctionnement et de financement présentant de fortes similarités. Nous travaillons sur des sujets particuliers, en fonction des moyens financiers mis à notre disposition et nous présentons le fruit de nos recherches de façon transparente.

Ce qui nous distingue est notre position dans le débat public : nous souhaitons en effet proposer des solutions opérationnelles pour la transition vers une économie décarbonée afin de les soumettre à la discussion. Plus qu’une simple « boîte à idées », nous souhaitons être un « action-tank » et une force de proposition concrète.

 

Pourquoi travaillons-nous avec de grosses entreprises, qui sont comme chacun sait d’affreux pollueurs incorrigibles ?

Dès lors qu’il s’agit de chercher à « changer de regard » sur les choix collectifs opérés par une nation (et cela n’est pas propre à l’environnement, on retrouve la même configuration en économie ou politique), il y a deux manières de voir les choses :

  • la première consiste à dire que celui qui a péché une fois - et qui en a profité - doit être irrémédiablement écarté de toute réflexion sur la « bonne » manière de faire à l’avenir. Dit autrement, celui qui a péché n’est plus crédible pour faire le bien. Dans le cas présent, cela signifie qu’une entreprise qui a utilisé des combustibles fossiles, et profité de cet usage pour faire de copieux profits, ne doit plus avoir son mot à dire dans la recherche d’une solution à la décarbonisation. Or cela risque de ne pas laisser beaucoup de choix en termes d’interlocuteurs !
  • la seconde consiste à dire que la masse étant constituée de personnes - ou d’acteurs - qui ont tous péché au moins une fois (utilisé au moins une fois du pétrole, du gaz ou du charbon), ce qu’il faut viser s’apparente donc plus à de la rédemption - ou de la conversion - qu’à de l’exclusion définitive des pécheurs, du moins si nous voulons une transition qui s’effectue sans conflits violents. 

La première option ne correspond pas à notre vision des choses. Ce terrain est déjà bien occupé par d’autres organisations (ce qui est par ailleurs nécessaire : il faut de la bio-diversité dans les moyens d’action). Nous souhaitons, pour notre part, explorer la deuxième voie, car nous sommes convaincus - avec quelques précédents historiques assez probants - qu’il n’y a pas d’autre façon de réussir une transition rapide et pacifique. C’est tout le pari de TSP : dialoguer avec des grandes entreprises sur les sujets climat et énergie, en espérant les amener à la conclusion que la transition est aussi la meilleure option pour elles, et qu’elles doivent en devenir les prosélytes. 

Tocqueville avait écrit, il y a 150 ans déjà, qu’en démocratie aucun changement significatif ne prendrait place si de grands intérêts économiques ne militaient pas en faveur du changement souhaité, et l’histoire lui a souvent donné raison. Nous préférons en prendre acte plutôt que d’ignorer les leçons du passé ! 

Par ailleurs, pour vivre, il faut des moyens. Si nous voulons effectuer de la recherche opérationnelle sur la décarbonisation de l’économie, où les trouver ? Pas facilement au sein des crédits de recherche déjà distribués par diverses institutions (Europe, ANR, etc). Obtenir ces derniers relève d’un long parcours du combattant qui privilégie très fortement les grosses structures déjà installées et - même si cela peut paraître étonnant - une certaine forme de conformisme. Il faut en effet souvent préciser de manière très détaillée à l’avance ce que l’on entend faire, or pour l’essentiel nous n’en savons encore rien ! La cotisation de nos membres ressemble, elle, plutôt à un contrat de confiance, avec des exigences fortes sur le processus mais moins sur la description exacte de la production future. 

Nous sommes engagés dans une course contre la montre. Face à la réalité du terrain, et en procédant par élimination, nous avons compris que la seule source mobilisable rapidement avec une organisation légère était le mécénat d’entreprises. Il s’agit dès lors de cibler prioritairement (car ainsi va le monde) celles qui pensent pouvoir faire partie des gagnants de l’affaire.

 

Et le risque d’instrumentalisation ?

Toute initiative comporte des risques. Il est évident que les relations avec nos financeurs pourront de temps en temps s’apparenter à la lutte du pot de terre contre le pot de fer. Cependant, les raisons exposées précédemment nous ont déterminés à tenter l’aventure, en prenant toutes les précautions possibles pour limiter les inconvénients. Nous espérons que la qualité et la transparence de nos travaux seront la marque de notre indépendance.  

C’est maintenant qu’il faut agir et rassembler tous les acteurs du climat et de l’énergie !