Quand la « Banque Centrale du pétrole » arrive à sec

derrickLe blog Oil Man se fait l’écho d’un article publié dans le Guardian, qui analyse les indiscrétions  du célèbre site d’information sur des câbles diplomatiques américains envoyés entre 2007 et 2009. Les messages traduisent l’inquiétude de Washington sur la capacité de l’Arabie Saoudite à jouer son rôle traditionnel de « Banque Centrale du pétrole », c’est à dire d’équilibrer les prix du baril en adaptant sa production. L’auteur rappelle plusieurs chiffres intéressants : le royaume est le plus important producteur au monde, il possède 1/5e des réserves mondiales et 70 % des capacités de production inutilisées. Or, aujourd’hui, ses réserves ne seraient plus suffisantes pour faire face à une demande mondiale croissante, ni pour contenir le prix du baril. Ces inquiétudes sont intensifiées par les propos de l’ancien n°2 de l’ARAMCO, Sadad al-Husseini, très bavard depuis qu’il a quitté son poste. Selon lui, les capacités de production du royaume auraient été surestimées. L’Aramco aurait atteint un « plateau » de production situé entre 9 et 12 mb/j, et ne pourrait pas dépasser sa capacité actuelle de 12,19 mb/j. Même si l’Agence Internationale de l’Energie publie le contraire (prévision jusqu’à 14,6 mb/j), les américains commencent à douter de leurs vieux alliés saoudiens.

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